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Israël : une dizaine de sites Web attaqués

Selon les experts, il s’agirait de la campagne annuelle OpIsraël, initiée en 2013 par le collectif Anonymous.

 

« Jérusalem est la capitale de la Palestine » ou encore « Nous n’oublierons pas nos martyrs ». Mardi 3 avril, les internautes israéliens ont découvert de nombreux messages propalestiniens sur le Web. L’attaque, que les experts attribuent au collectif de pirates informatiques « Anonymous », a ciblé une dizaine de sites Web dont ceux des municipalités de Kfar Saba, Eilat, Herzliya et Akko. Les sites de l’Opéra national d’Israël, le Conseil municipal de la ville de Gan Yavne et un hôpital de Hadera ont également été piratés. Certains messages étaient accompagnés d’images des affrontements meurtriers entre les manifestants palestiniens et les soldats israéliens le long de la frontière de Gaza.

 

Pour Einat Meron, expert en cyberdéfense, ce piratage pourrait annoncer le début de la cybercampagne annuelle OpIsraël d’Anonymous. « Cela fait partie d’une attaque plus globale qui utilise la technologie, mais il s’agirait en réalité d’influencer l’opinion publique », a estimé l’expert.

Un avis partagé par Ido Naor, spécialiste de la sécurité du laboratoire russe Kaspersky’s Lab. « Ces derniers jours, nous avons assisté à une vaste programmation sur les réseaux sociaux et les forums associés aux extrémistes concernant l’attaque annuelle d’Anonymous contre des cibles israéliennes », a signalé M. Naor. « Il semble que les groupes islamiques ont déjà commencé à attaquer ces dernières heures », a ajouté l’expert.

 

Initiée le 7 avril 2013, la veille de la Journée de la mémoire de l’Holocauste, la campagne annuelle OpIsraël a pour objectif d’« effacer Israël d’Internet ». Les pirates s’attaquent principalement aux sites des banques, des écoles, des journaux, des petites entreprises, des agences gouvernementales et du musée de l’Holocauste Yad Vashem. Parmi les techniques utilisées, on compte notamment le déni de service, la prise de contrôle du panneau d’administration, le piratage de base de données ou encore le défacement (modification de la présentation des sites).

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